L’environnement économique actuel profite-t-il au rachat de crédits ?

Financial report

D’aucuns seraient tentés de penser qu’un environnement économique instable serait favorable aux opérations de rachat de crédit. Les thèmes récurrents tels que inflation record, flambée des matières premières ou encore perte de pouvoir d’achat devraient logiquement amener de l’eau au moulin des banques de la restructuration ? Et bien ce n’est peut-être pas si certain !

En effet, les informations relatives à l’environnement économique mondial font inéxorablement chuter le moral des ménages français qui ralentissement mécaniquement leur consommation par crainte du lendemain. Il faut dire que l’actualité économique du monde aura rarement été à ce point agitée par la turbulence et les effets sinusoïdaux des marchés.

Dans son dernier numéro, le Journal des Finances titre à sa une “Un an de crise, comment s’adapter” avec juste en-dessous un encart révélateur intitulé “Une nouvelle taxe sur le capital vient spolier les épargnants“. Le Figaro économique du jour insiste sur l’impact du rachat de la Dresdner Bank par la Commerzbank en appuyant sur l’effet néfaste de l’opération sur les bourses de Paris et de Berlin….

Le Revenu de Solidarité Active (RSA) fait lui aussi la Une d’autres quotidiens et engendre des réactions en série au sein de la classe politique : Le sénateur Alain Lambert a par exemple déclaré “le réflexe de la taxe a encore frappé ! Une taxe bien chargée d’idéologie, comme pour stigmatiser les supposés riches au bénéfice des pauvres“. Edouard Balladur ne s’est pas non plus montré plus tendre en affirmant que “l’Etat a parfaitement les moyens de procéder à des économies dans les dépenses budgétaires afin de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les Français….”

Où que le consommateur se tourne, il rencontre une bien mauvaise nouvelle à caractère économique. Les nouvelles outre-atlantique ne sont pas non plus optimistes : dans son dossier de la semaine, Clémence Fugain titre “Les subprimes ont plombé la croissance mondiale“. Son papier souligne que ”l’onde de choc provoquée par la crise des subprimes…..ne cesse d’avoir des répercussions“. Si le Français s’intéresse au vieux continent, on lui dit que “L’inflation s’envole dans les principales économies” allant de record en record. L’inflation record dans la zone Euro en juin de 4.1 % s’est pratiquement maintenue à 3.8 % en août.

Bref, les choses vont mal, les consommateurs le ressentent et les rares bonnes nouvelles de l’AFP indiquant que “Les marchés sont soulagés par Gustav et par la baisse relativement forte des matières premières” ou que “le raffermissement du dollar face à l’€uro” se confirme, ne suffisent pas à redonner le moral aux foyers. On pourrait donc supposer que face à leur perte de pouvoir d’achat, leur endettement croissant et leur besoin de liquidités, les Français aient recours à l’appareil bancaire pour faire un rachat de crédits qui les soulagerait à court terme. Ce n’est apparemment pas si sûr, car certains acteurs bancaires du marché montrent des signes inquiétants : Ge Money Bank par exemple affirme avoir des chiffres en baisse de 30 % par rapport à l’exercice précédent. Pourtant le besoin existe…

Il est probable que les gens souffrent d’une crise de confiance, ils sont entrés dans la spirale du doute et l’immobilisme est de rigueur. Le corollaire en est l’arrêt de la consommation et ceci est tout aussi valable pour remplir son cadi que pour les opérations de rachat de crédits : souhaitons que les consommateurs se souviennent que les restructurations sont pourtant l’une des solutions les plus efficaces pour pallier à ses soucis financiers récurrents !